Les employés d’abord

© Vineet Nayar

“Le management le plus moderne du monde.” C’est ainsi que décrit le critique de Fortune le livre de Vineet Nayar “Les employés d’abord, les clients ensuite.” Avec sa méthode fondée sur la confiance entre les collaborateurs et le management, son entreprise HCL Technologies (HCLT) a connu une croissance de 21% pendant la dernière crise économique. Pour vous faire une idée des principes de management qu’il défend, regardez cette vidéo.

Voici un extrait de la quatrième de couverture : “Vineet Nayar, « le père du management par la confiance », relate comment HCLT s’est profondément transformée en créant une culture du changement durable reposant sur la confiance et la transparence. Cette transformation a engendré une croissance prodigieuse, allant jusqu’à tripler le chiffre d’affaires de HCLT en moins de quatre ans, avec une implantation dans 32 pays et un effectif de 85 000 salariés. Pragmatique et captivant, ce livre, vendu à plus de 100 000 exemplaires, est devenu un classique du management. Vineet Nayar exhorte ses lecteurs à devenir à leur tour des leaders charismatiques. C’est un ouvrage qui devrait vous inspirer, non ? Bonne lecture !


Posez les bases de votre Recovery Plan au niveau de l’individu

© Calle Macarone/Unsplash

Pourquoi c’est si compliqué pour vous de manager en ce moment ?

La pandémie du Covid-19 ne nous affecte pas seulement au niveau économique mais aussi sur un plan plus intime et douloureux, celui de la santé. En quelque sorte, nous sommes tous confrontés à une multitude de deuils de différentes natures – pertes, renoncements, frustrations – qui se juxtaposent dans un délai de temps court : le décès et la maladie bien sûr, mais aussi la perte d’emploi, l’abandon provisoire de ses projets d’avenir, les problèmes relationnels au sein des familles, etc.

Ok, à première vue, le tableau n’est pas très réjouissant mais j’ai une bonne nouvelle pour vous : cette crise exceptionnelle nous oblige tous à sortir de notre zone de confort et à découvrir des compétences que nous n’imaginions même pas posséder. À l’aide de vos ressources actuelles et de celles qui sont en train d’éclore, vous pouvez considérablement améliorer les choses pour vous et pour les autres. Par vos décisions et vos actions, vous construisez dès à présent les bases du recovery plan de votre organisation. 

Avant de vous occuper des autres, commencez par vous

En tant que manager, vous êtes le.la premier.e à être chahuté.e émotionnellement par cette crise sanitaire et économique mondiale. Car vous devez, avant tout le monde et extrêmement rapidement, faire ce travail d’acceptation du changement du mieux que vous le pouvez. Sinon vous risquez de ne pas être aligné.e avec les décisions prises ; et la mise en oeuvre de la nouvelle stratégie par l’ensemble des équipes risque de ne pas être optimale. 

Il convient alors de vous auto-évaluer, de savoir où vous en êtes des cinq étapes d’acceptation du changement. Il est primordial que vous preniez ce temps. Quelques minutes voire même une heure pour écrire, poser vos pensées, prendre du recul et pour ressentir vos émotions et ce qui ce passe exactement dans votre corps – grâce à la méditation de pleine conscience par exemple. “Le corps sait des choses que la tête ne sait pas encore”, enseignait Jacques Lecoq dans son cours d’art dramatique. Une fois que vous savez où vous en êtes avec certitude, qu’avez-vous envie de mettre en place pour vous-même pour vous sentir mieux ? Pour prendre soin de vous ? Quelle activité vous fait du bien habituellement : sport, méditation, apéritif virtuel entre amis, lecture, films, balade autour du pâté de maison… ? Inspirez-vous des exemples listés par Thrive Global.

Commencez par vous-même pour ensuite vous occuper des autres. C’est parce que vous êtes en capacité de vous connecter à vos propres ressources intellectuelles, émotionnelles, psychiques, physiques et spirituelles, que vous êtes en mesure de vous adapter à tout ce qui se présente. À l’instar des recommandations de sécurité dans un avion : en cas de dépressurisation de la cabine, on met d’abord le masque à oxygène pour soi, puis on aide la personne à côté à mettre le sien. C’est la garantie d’avoir aidé deux personnes au lieu d’une seule.

En observant les effets de votre propre roller-coaster émotionnel, vous vous mettez également dans une posture d’ouverture et d’accueil des réactions et points de vue des autres, avec empathie et non-jugement. Maintenant, vous pouvez commencer à vous préoccuper des autres. En identifiant et en calmant votre état intérieur, vous êtes disponible pour écouter véritablement, comprendre en profondeur et adapter votre comportement. Vous retrouvez de la liberté et de la fluidité dans votre management et votre communication. Voici quelques pistes pour vous inspirer en fonction des cinq étapes d’acceptation du changement vécues par vos interlocuteurs.

Pas de prêt-à-porter mais plutôt du sur-mesure

© Tout Bouge

L’annonce lance le processus du changement : de nouvelles procédures, des réorganisations, etc. L’annonce engendre différents types de comportements chez vos interlocuteurs. Vous pratiquez un management sur-mesure. 

La gestion individuelle du changement passe par la reconnaissance de la progression de votre interlocuteur d’une phase à l’autre en vue d’un objectif qui est l’intégration. C’est le dialogue et l’écoute qui permettent le mieux d’ajuster les réalités et d’influencer les perceptions.

  • Lors du refus de comprendre, l’annonce a bousculé la réalité de votre interlocuteur, il faut par conséquent lui laisser du temps pour ajuster celle-ci. Il ne faut pas reformuler l’annonce, car c’est un facteur aggravant d’incompréhension et votre interlocuteur tente de la faire changer pour la rendre conforme à ses aspirations.
  • La résistance est une phase nécessaire. Il faut amener votre interlocuteur à s’engager dans l’argumentation en vous gardant vous-mêmes de l’utiliser, l’encourager à exprimer ses arguments en restant factuel et à l’écoute. En cas de révolte, il ne faut pas inciter votre interlocuteur à mettre à exécution sa menace. Le sabotage doit être considéré comme un comportement hors-jeu pouvant entraîner une sanction. 
  • L’abattement doit se traiter avec compréhension et empathie en se gardant d’exprimer des jugements de valeur. A ce stade, vous êtes le pilote et devez argumenter de façon optimiste en pointant les éléments porteurs d’espoir.
  • La résignation montre que le changement est accepté sans enthousiasme. Il ne faut donc surtout pas faire de triomphalisme. Vous devez aider votre interlocuteur à terminer à sortir de la phase d’abattement. Le dialogue doit porter sur les gains du changement. 
  • L’intégration représente un état définitif. La reconnaissance des efforts et de la participation à l’amélioration du changement de votre interlocuteur est utile et bienvenue.

Restez vigilant.e sur l’évolution de chacun

Vous l’avez compris, nous passons tous inconsciemment par ces cinq phases d’acceptation du changement, il convient donc pour vous de vérifier régulièrement où en est votre interlocuteur. Votre compétence à écouter l’autre est la clé, je ne vous le dirai jamais assez. Ainsi, vous réajustez en permanence votre management et votre communication. Si vous voulez renforcer votre compétence comportementale en matière d’agilité, c’est le moment.

Accordez la même attention à vos supérieurs hiérarchiques

Vous devez considérez tous vos interlocuteurs avec la même qualité de dialogue et d’écoute. Ne vous dites pas que votre propre management (direction internationale, actionnaires, etc.) a forcément digéré la situation et est prête à aller de l’avant. Vos supérieurs hiérarchiques n’en sont pas forcément à l’étape 5, celle de l’intégration. Cela peut sembler contre-intuitif, mais avant d’occuper une fonction ou d’exercer une responsabilité, ce sont des êtres humains qui doivent eux aussi intégrer les cinq étapes d’acceptation du changement. C’est une mise en oeuvre concrète de votre management à 360°, avec vos collaborateurs, vos pairs, vos clients, vos fournisseurs, vos partenaires et votre propre management. Si vous voulez developper votre compétence comportementale en matière d’intelligence émotionnelle , c’est le moment.

Vous devez considérez tous vos interlocuteurs avec la même qualité de dialogue et d’écoute. Ne vous dites pas que votre propre management (direction internationale, actionnaires, etc.) a forcément digéré la situation et est prête à aller de l’avant. Vos supérieurs hiérarchiques n’en sont pas forcément à l’étape 5, celle de l’intégration. Cela peut sembler contre-intuitif, mais avant d’occuper une fonction ou d’exercer une responsabilité, ce sont des êtres humains qui doivent eux aussi intégrer les cinq étapes d’acceptation du changement. C’est une mise en oeuvre concrète de votre management à 360°, avec vos collaborateurs, vos pairs, vos clients, vos fournisseurs, vos partenaires et votre propre management. Si vous voulez developper votre compétence comportementale en matière d’intelligence émotionnelle , c’est le moment.

Vous devez considérez tous vos interlocuteurs avec la même qualité de dialogue et d’écoute. Ne vous dites pas que votre propre management (direction internationale, actionnaires, etc.) a forcément digéré la situation et est prête à aller de l’avant. Vos supérieurs hiérarchiques n’en sont pas forcément à l’étape 5, celle de l’intégration. Cela peut sembler contre-intuitif, mais avant d’occuper une fonction ou d’exercer une responsabilité, ce sont des êtres humains qui doivent eux aussi intégrer les cinq étapes d’acceptation du changement. C’est une mise en oeuvre concrète de votre management à 360°, avec vos collaborateurs, vos pairs, vos clients, vos fournisseurs, vos partenaires et votre propre management. Si vous voulez developper votre compétence comportementale en matière d’intelligence émotionnelle , c’est le moment.

Poser les bases du recovery plan de votre entreprise, c’est considérer chaque jour toutes celles et tous ceux qui contribuent à son succès, avec beaucoup d’attention. Vous renforcez la confiance entre vous, garantie du bon déroulement de votre recovery plan et d’une façon générale de la gestion de votre entreprise.


Coronavirus and Business: The Insights You Need from Harvard Business Review

Le business change. Allez-vous vous adapter ou vous laisser distancer ? Alors que la pandémie fait des ravages dans nos vies et dans l’économie mondiale, HBR aide les entreprises et les managers à comprendre la situation et les guide à travers cette crise sans précédent. L’ebook « Coronavirus and Business: The Insights You Need from Harvard Business Review » est un recueil de seize articles récents de HBR.org.

L’édition PDF de l’ebook est disponible gratuitement pour tous sur hbr.org. Au moment du paiement, il vous sera demandé une adresse de facturation mais aucune information de paiement ne sera requise.


Les 5 étapes d’acceptation du changement

© Matthew Henry / Burst

« Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement. » Bouddha

Le nom de ma petite entreprise “Tout Bouge” fonctionne en toutes circonstances et pour tout le monde. C’est assez pratique d’un point de vue marketing et communication. Mais pour moi, il résonne comme un rappel à l’impermanence. Cette formule extraite du poème de Jacques Lecoq invite à l’acceptation du changement, non pas dans la passivité mais dans l’action.

Que les changements se produisent en douceur ou de façon radicale, qu’ils soient issus de choix internes ou provoqués par des facteurs externes, aucune organisation ni aucune personne ne leur échappe. Posez-vous 30 secondes et repensez à la multitude de changements mineurs et majeurs survenus depuis que vous avez commencé à travailler là où vous êtes. Le changement est permanent. Et la capacité d’agilité d’une entreprise se mesure à celle de ses collaborateurs, et de ses managers en premier lieu.

En tant que dirigeant, même si vous n’êtes pas à l’initiative de la plupart des changements organisationnels, la façon dont vous y répondez a des répercussions importantes tant pour vous que pour votre équipe. Qui plus est, votre propre hiérarchie (directeurs, actionnaires, conseil d’administration…) vous demande d’être le vecteur de ces changements auprès de votre équipe. Vient donc le temps de votre communication.

Le succès de toute prise de parole réside dans la qualité de sa préparation. Vous le savez, tout débute par la connaissance de votre auditoire et de sa segmentation, non seulement en fonction de ses attentes mais aussi de son niveau de résistance aux changements.

Comment mesurer ce degré de résistance et intégrer cette donnée dans vos messages ?

Il convient alors d’évaluer les résistances au changement de chacun. Lorsque les changements individuels ou collectifs sont difficiles à accepter, car trop éloignés des aspirations de chacun, un processus en cinq phases est inéluctable et vécu de manière inconsciente par les individus. Comme pour tout processus, la dernière phase, l’intégration, ne pourra intervenir qui si les autres ont été déroulées. Le temps de chaque phase est différent en fonction des individus.

© Tout Bouge

L’annonce lance le processus du changement. C’est un outil d’animation.

1. Le refus de comprendre

Cette phase « réflexe » suite à l’annonce d’un changement est douloureuse, car elle génère des incompréhensions de part et d’autre entre les pilotes et ceux qui doivent vivre le changement. La façon de traiter cette phase conditionne la durée et la pénibilité du processus.

2. La résistance

Cette phase permet de verbaliser, donc de minimiser les frustrations. La résistance est utile et pertinente d’un point de vue opérationnel, car le changement proposé n’est pas forcément le meilleur et peut être amélioré. La résistance est pertinente également du point de vue de l’éthique, car certains changements peuvent s’avérer injustes et/ou malhonnêtes. Elle permet aussi de réguler les abus de pouvoir et de domination statutaire et par conséquent d’éviter un autocratisme absolu.

Pour Seth Godin, cette résistance est vue comme une opportunité pour améliorer le management. Il écrit à propos des fans d’équipe sportive ou de grandes marques : “(…) la chose la plus généreuse que vous puissiez faire est de prendre la parole lorsque le management est sur le point de faire quelque chose de stupide. Parce que lorsque les fans prennent la parole, il est possible que les responsables écoutent.”

La résistance se manifeste sous quatre formes non linéaires :

  • L’inertie : absence de réaction évidente de l’individu à l’annonce qui permet de gagner du temps et trouver des raisons de ne pas accepter ce changement.
  • L’argumentation : verbalisation des doutes et des réserves. Les individus entrent dans une logique de négociation afin de faire reconnaître les inconvénients liés au changement et tenter de faire modifier le résultat en fonction de leur réalité. L’argumentation est un jeu dialectique qui peut prendre des proportions considérables si le pilote entre dans ce jeu. Les stratagèmes alors utilisés sont soit l’homonymie qui vise à utiliser systématiquement un mot dans un sens différent de celui donné par le pilote, soit l’attaque de la personne qui vise à faire perdre le calme à son interlocuteur.
  • La révolte : réaction forte qui s’installe quand l’argumentation n’a pas permis d’ajuster sa réalité au changement proposé et que le pilote n’a pas su rendre ce changement acceptable.
  • Le sabotage : réaction qui reflète une soumission apparente au premier abord et une révolte intense à faire échouer le processus.

3. L’abattement

Il s’agit là d’une phase clé dans le processus de changement. Elle représente l’abandon de toute forme de résistance et le commencement du travail de « deuil ». L’abattement est plus ou moins fort en fonction de l’affectivité qui liait à ce qui va changer (sentiment de perte intense) et en fonction de l’intensité de la résistance déployée pour mettre en échec ce changement. La fin de cette phase correspond à l’acceptation du changement comme un devoir de faire avec. L’abattement se manifeste généralement en dehors de l’entreprise.

4. La résignation

Cette phase représente une sorte de démission devant les pressions personnelles ou environnementales. C’est la phase la plus longue du processus. Elle marque la fin du travail de « deuil ». Les individus cherchent alors des arguments rationnels, par rapport à leur réalité, pour leur faire accepter les changements et les contours d’une nouvelle réalité.

5. L’intégration

Cette phase se déroule en deux temps, l’intégration conceptuelle et l’intégration comportementale. Lors de l’intégration conceptuelle, les individus acceptent les raisons du changement et les résultats nouveaux qu’il va impliquer. Les habitudes restent cependant encore présentes. Lors de l’intégration comportementale, les individus adaptent leur comportement à ce changement. Les habitudes, les attitudes et le langage changent.

Afin d’estimer le degré d’acception ou de rejet de chacun du changement en cours, engagez des conversations individuelles, posez des questions, enquêtez. Écoutez sans jugement, avec ouverture, pour détecter les éventuels non-dits. Il ne s’agit pas ici de discussions via SMS ou emails, mais d’un échange à l’oral qui nous offre l’occasion d’entendre les inflexions de la voix et d’observer les expressions du visage qui sont autant d’indicateurs de l’état intérieur de votre interlocuteur. Zoom, Facetime, Skype… et ce bon vieux téléphone, les outils ne manquent pas même si on travaille à distance. C’est seulement une fois que vous aurez recueilli suffisamment d’informations que vous pourrez évaluer la situation et segmenter votre auditoire pour adapter votre discours écrit ou oral.


Vous voulez connaître l’avenir de votre métier, de votre entreprise ? Regardez maintenant cette conférence d’Amy Webb au SXSW 2019 !

La futurologue Amy Webb, fondatrice du Future Today Institute et professeure à la New York University Stern School of Business a présenté le 9 mars dernier son rapport “Tech Trends 2019” lors du festival SXSW à Austin, Texas. 

Sa présentation est si brillante, tant sur le fond que sur la forme, que je fais le pari que vous serez totalement captivé par son propos.

En une seule prise de parole, elle parvient à lancer toute sa campagne marketing de l’année 2019 : elle démultiplie la visibilité de ses activités, génère des leads et vend son nouveau livre. Voilà un parfait exemple de l’intérêt d’investir du temps dans la préparation d’une conférence car les effets bénéfiques pour son activité sont nombreux.

Décryptage d’une prise de parole réussie :

Comment Amy Webb parvient-elle à engager son auditoire avec autant d’efficacité ? 

Ici, pas de talent spécifique ! Seulement, le résultat d’un travail réalisé avec méthode et d’un entrainement effectué avec discipline. Depuis la construction de son discours jusqu’à sa mise en forme, rien n’est laissé au hasard.Et pourtant, sa prestation semble tellement vivante.

Sur le fond, on relève 5 techniques percutantes et sur la forme 4 points forts !

1 – Une connaissance parfaite de ses cibles prioritaire et de leurs besoins

Dès le début, elle présente l’activité de son institut et ses clients principaux, les grandes entreprises des classements « Fortune 100 » et « Global 1000 companies ». Puis l’administration publique : « Government agencies » and « Military ». Enfin l’industrie du divertissement : « Tv and Film ». C’est très malin car elle réussit un 2 en 1. Elle nous rassure quant à la portée de ses propos puisque toutes ces organisations lui font déjà confiance. Et si nous faisons partie de ses prospects nous pouvons nous projeter comme futur client de son agence de consulting.

Après avoir défini ses cibles prioritaires, elle leur démontre combien elle maitrise leurs problématiques en verbalisant régulièrement leurs pensées et préoccupations : « Vous vous demandez comment… », « Je sais ce que vous êtes en train de vous dire… ».

2 – Une introduction et une conclusion sobres et concises

L’introduction est composée de deux parties : un préambule et l’introduction elle-même.

Pendant les 2’25’’ (2 min. 25) du début, elle pose toutes les informations essentielles de sa conférence : qui je suis et ce que je fais en 3 points, qui vous êtes et quels sont vos besoins en 3 points et ce que nous pouvons faire ensemble. Dans ce dernier point, elle appelle déjà son auditoire à l’action. Elle partage également le sens de son action par l’exposition de sa mission : « The only way we’re going to a place that we’re all happy in the future, is for all making the smarter decisions in the present.” 

Puis de 2’25’’ à 8’, elle présente les principes généraux qui transcendent toute l’étude et qui permettront ainsi à chacun de se l’approprier.

La conclusion dure moins de 3 minutes et contient tout : un résumé de son étude, un rappel de son appel à l’action (« you have the power to make some good reasonable changes », « download the 2019 report and make it yours for free ») et la promotion de son nouveau livre « The Big Nine ».

3 – Une sélection de thèmes pertinents

Tout d’abord, il est important de noter que le cœur de son activité, la connaissance et la prédiction du futur, est une préoccupation de tous les humains et de toutes les organisations. Le thème général est déjà très porteur.

Parmi les 315 tendances qu’elle a identifiées, elle n’en livre qu’une trentaine et de façon très synthétique. Mas le brio réside dans les critères de choix tenant compte des problématiques de ses clients prioritaires : les grandes entreprises. Elle présente d’abord le cas Wallmart / Amazon qui a le mérite de ne pas exclure le reste de l’auditoire. Puis elle aborde le thème de la collecte de données personnelles et biométriques, qui concerne tout le monde sans exception.

4 – Aucun terme technique

Bien qu’elle traite de sujets complexes, elle parvient à se faire comprendre par le plus grand nombre. Elle n’emploie jamais de termes techniques ou d’acronymesqui excluent une partie du public. Elle s’assure ainsi d’inclure tout le monde quel que soit son niveau de culture générale technologique.

5 – Transitions soignées

Parce que sa pensée est claire, elle la déroule avec facilité. Et pourtant, cela est certainement le résultat de nombreuses heures de travail d’écriture et de réécriture.On reconnaît les présentations bien préparées quand les transitions sont soignées.

6 – Très grande maitrise

La durée de sa conférence est d’une heure, ni plus, ni moins. C’est le signe d’une grande maitrise de ce qu’elle est en train de faire. Elle ne fait jamais d’erreur, ni dans le choix des mots, ni dans le déroulé de sa pensée, ni dans l’affichage des slides. Elle n’hésite jamais et tous ses mots justes et pertinents. De toute évidence, elle a énormément répété son intervention en amont.

7 – Naturelle et enthousiaste

C’est parce qu’elle s’est très bien préparée qu’elle peut se sentir à l’aise sur scène malgré le trac. Elle peut nous communiquer sa passion pour les sujets qu’elle étudie. Amy Webb est authentique et sa prise de parole est naturelle. Une base solide pour créer un lien de confiance entre l’auditoire et l’oratrice. 

8 – Conversation avec le public

Bien que le public soit très nombreux, Amy Webb parvient à créer une conversation avec lui. Toutes les 4 à 5 minutes, elle pose des questions auxquelles ils répondent en levant la main. Elle les stimule avec des formules teasing : « This is gonna blow your mind ». Elle fait de l’humour (slide de chats). Elle s’amuse des réactions du public : « Don’t laugh cynically, I feel you ». Elle joue la carte de la complicité malicieuse : « Yes, clap ! That’s good, I love the applause ».

9 – Des slides élégants et efficaces

Parfois, on peut noter certains slides avec trop de messages mais leur design coloré et leur simplicité les rend très attrayants. Sa directrice artistique a réalisé un travail incroyable de conception de cette présentation. A travers ses slides, on perçoit d’autres qualités professionnelles et personnelles d’Amy Webb : modernité, simplicité, efficacité, intelligence et élégance.

C’est beaucoup de travail pour parvenir à ce résultat, mais au regard de tous ses enjeux marketing et commerciaux pour développer son activité, ça en vaut la peine, non ?

Pour accéder au rapport d’Amy Webb « Tech Trends 2019 », cliquez ici.

La bonne nouvelle c’est que tout le monde peut maîtriser les techniques pour concevoir un pitch convaincant et devenir un orateur passionnant. Si vous aussi, vous avez envie de vous dépasser pour présenter votre prochain projet, contactez-moi. 

En vous souhaitant beaucoup de succès dans vos projets 🏆


Qui étaient les premiers professionnels à développer leurs « soft skills » il y a 2500 ans ?

Les acteurs, les auteurs, les troupes de théâtre… ces satanés saltimbanques ont été les premiers à comprendre combien les compétences comportementales étaient essentielles pour mener à bien leurs projets artistiques tant sur le plan de la gestion des affaires que des relations humaines : management, leadership, collaboration, confiance, délégation, écoute, assertivité, bienveillance, remise en cause… tous ces talents loués aujourd’hui dans le monde de l’entreprise. Si vous avez déjà pris un cours de théâtre, vous savez de quoi je parle.

Ce qui a été découvert et pratiqué de façon empirique pendant des siècles, a été pensé et théorisé par de grands pédagogues de l’art dramatique tels que Constantin Stanislavski, Jacques Copeau, Louis Jouvet, Sandford Meisner ou Jacques Lecoq pour ne citer que les plus fameux d’entre eux. 

Les récentes recherches en psychologie sociale, neurosciences et intelligence émotionnelle confirment leurs observations et leurs théories avec des preuves scientifiques de plus en plus étayées. 

Finalement, ce qui nous constitue en tant qu’être humain demeure immuable depuis des générations. Nos besoins et les ressorts de notre motivation sont semblables à ceux qui nous ont précédés. Si la technologie influence nos comportements, elle n’a pas le pouvoir de modifier notre nature humaine profonde.

A l’heure où les progrès scientifiques sont exponentiels, où une technologie en remplace une autre en un claquement de doigts, nos savoir-faire techniques deviennent caducs en l’espace de quelques mois. Datas, intelligence artificielle, algorithmes révolutionnent le marché de l’emploi. Une étude de l’Université d’Oxford révèle que la moitié des emplois actuels devrait disparaître laissant place à de nouveaux.

Que nous reste-t-il ? Notre capacité à nous adapter au changement et notre imagination. C’est là que nous devons faire appel à nos compétences comportementales pour embrasser les évolutions inévitables auxquelles la science nous confronte. Tel l’acteur qui s’entraîne à mêler ses techniques de jeu avec sa capacité d’être à l’écoute du moment présent, le travailleur devient un homme-orchestre qui apprend à désapprendre tout en cultivant son agilité face aux changements de son environnement. La création et la communication, fondations de l’art oratoire, sont les soft skills de plus en plus recherchées et que les machines ne pourront pas imiter.  

Dans un sondage récent mené par ManpowerGroup auprès de 2 000 employeurs, plus de 50% des organisations ont indiqué que la résolution de problèmes, la collaboration, le service clientèle et la communication étaient les compétences les plus valorisées. De même, un rapport récent de Josh Bersin indique que les employeurs sont aujourd’hui aussi susceptibles de sélectionner des candidats pour leur adaptabilité, leur culture et leur potentiel de croissance que pour les compétences techniques recherchées (python, analytique, informatique en nuage, par exemple). En outre, des employeurs tels que Google, Amazon et Microsoft ont souligné l’importance de l’apprentissage – la curiosité et l’esprit affamé – en tant qu’indicateur clé du potentiel de carrière. Cela est probablement dû à l’accent mis de plus en plus sur la formation des employés – un rapport indique que les entreprises américaines ont dépensé plus de 90 milliards de dollars pour cela en 2017.

Extrait de l’article paru dans la Harvard Business Review “Does Higher Education Still Prepare People for Jobs?” de Tomas Chamorro-Premuzic et Becky Frankiewicz

C’est en devenant l’acteur de sa propre formation, toujours en mouvement, en quête de nouvelles compétences comportementales que le travailleur du 21esiècle peut faire face aux bouleversements actuels et à venir. Le savoir est la seule voie possible pour nous libérer de nos peurs et nous dépasser. Chacun peut être l’artisan de sa quête de connaissances et progresser en tirant avantage des défis que la vie lui présente aujourd’hui et demain. Car tout est en mouvement perpétuel. Tout bouge !

Tout bouge.
Tout évolue, progresse.
Tout se ricochette et se réverbère.
D’un point à un autre, pas de ligne droite.
D’un port à un port, un voyage. 
Tout bouge, moi aussi !

Extrait d’un poème de Jacques Lecoq in « Le corps poétique » (Actes Sud)


Tout le monde peut se dépasser en devenant un orateur convaincant et charismatique grâce aux meilleures techniques de l’art dramatique et du marketing. Si vous avez besoin d’aide, contactez-moi.


Un PDG pitche en moyenne 25 fois par jour et vous ?

Photo João Canziani

25 fois par jour pour présenter l’activité de l’entreprise, promouvoir les projets de développements, convaincre les actionnaires, lancer de nouveaux produits, motiver les collaborateurs…

Dans cet article de Barron’s, le PDG de The Walt Disney Company, Bob Iger, raconte son pitch de Disney+ (futur concurrent direct de Netflix) devant le conseil d’administration du groupe, où il a reçu un « Go » immédiat. Mais son succès ne repose pas seulement sur ses compétences oratoires. Son pitch a été nourri par une réflexion stratégique et un déploiement opérationnel des plus aboutis, pendant plus d’un an, sur le projet lui-même.

Bob Iger nous livre dans cette interview une leçon essentielle. 

La réussite d’un pitch se fonde avant tout sur la façon dont on a travaillé son projet en amont. 

Un talent d’éloquence ne parvient jamais à dissimuler le manque de travail en profondeur. L’expression orale n’est que le reflet du sérieux et de l’engagement à réussir son projet.


Bonne nouvelle : tout le monde peut apprendre à concevoir un pitch convaincant ! Si vous avez besoin d’aide, contactez-moi


Comment la présentation des vœux de nouvel an peut vous aider à obtenir de meilleurs résultats dans votre travail ?

Illustration de Jonathan Valiente © Duarte

Ce que vous pensiez être un pensum est en réalité une opportunité de mieux travailler avec vos collègues et vos clients

Pour eux comme pour vous, ces fêtes ont été l’occasion de retrouver les familles et les amis, de prendre un peu de recul par rapport au travail et de réfléchir à ses propres objectifs. Et si les entretiens annuels d’évaluation ont eu lieu quelques semaines plus tôt, chacun revient avec une vision encore plus claire de ce qu’il a à accomplir en 2019.

La présentation des vœux s’accompagne souvent d’un cocktail ou d’un déjeuner. C’est le moment idéal pour porter un intérêt sincère à vos collègues, collaborateurs, supérieurs et clients. Quelle meilleure occasion pour les interroger sur leurs enjeux et problématiques de l’année à venir ! Plus vous connaîtrez leurs objectifs, plus vous les comprendrez, plus vous pourrez anticiper leurs besoins, meilleurs seront vos collaborations et vos résultats en 2019.

Le principe est simple : l’autre doit toujours être au coeur de vos préoccupations.

La même règle s’applique si c’est à vous que revient la charge du discours du prochain pot « galette des rois/ vœux 2019 ». Pour vous assurer d’emporter l’adhésion de votre auditoire : commencez votre intervention en exprimant votre reconnaissance du travail effectué en 2018. Puis abordez immédiatement les thèmes qui préoccupent votre public en 2019. Enfin, concluez par vos vœux. Il n’y a strictement rien d’autre à dire alors remisez votre ego dans votre poche, inutile de parler de vous, de vos exploits passés ou de vos projets futurs. Si vous êtes sincère et authentique, vous serez surpris de la qualité des feedbacks.

Au début des années 2000, les analystes et les journalistes s’étonnaient de la croissance simultanée des activités de loisirs extérieurs (parcs à thèmes, croisières, cinéma, théâtre) et intérieurs (home video, jeux vidéo, internet, télévision) de The Walt Disney Company. Son PDG Michael Eisner livrait une explication simple et pleine de bon sens : les loisirs à domicile ne chasseront jamais les divertissements en groupe car l’Homme possède un instinct grégaire. Se retrouver et partager des moments ensemble est un besoin humain, vital et universel. Mariages, funérailles, baptêmes, anniversaires sont autant de cérémonies qui rythment nos vies.

Les entreprises, elles aussi, comptent sur les cérémonies pour anticiper les nouveaux débuts, délimiter les fins et aider tout le monde à comprendre ou à gérer les changements à venir.

Pour aller plus loin dans votre réflexion, je vous invite à lire cet article de la Harvard Business ReviewWhy Your Company Needs More Ceremonies, où Patti Sanchez décrit les bénéfices des événements et des rituels en entreprise.


Illustration de Jonathan Valiente © Duarte

Parce qu’on ne réussit jamais seul, je tiens à vous remercier très chaleureusement pour votre confiance en 2018.

Que 2019 soit pour vous synonyme de progrès, de succès professionnels et que vous soyez comblé dans votre vie personnelle. Je vous adresse mes meilleurs vœux de bonheur et de bonne santé ! ✨


Pour appliquer vos bonnes résolutions de 2019 de vous dépasser dans vos prochaines prises de parole, contactez-moi.