photo de Reed Hastings, Co-PDG de Netflix

Relevez le défi du télétravail et de la communication informelle

Pour promouvoir la sortie de son livre de conseils en leadership et management “La Règle ? Pas de règle : Netflix et la culture de la réinvention”, Reed Hastings, le PDG co-fondateur de Netflix fait la tournée des grands médias. Dans le Wall Street Journal, son opinion sur le télétravail peut surprendre, surtout de la part d’un des géants du web :

WSJ : Quels éléments de la culture Netflix sont plus compliqués à maintenir quand tant d’employés travaillent à domicile ?
RH : Maintenant, il est plus difficile de débattre des idées.

Avez-vous vu les avantages des personnes travaillant à domicile ?
Non. Je ne vois aucun élément positif. Ne pas pouvoir se réunir en personne, notamment à l’international, est un vrai inconvénient.

Bien que son interview date de septembre 2020, pourquoi est-il peu probable que son opinion ait changé aujourd’hui ? Parce que nos besoins humains fondamentaux restent insatisfaits pour la plupart d’entre nous lorsque nous sommes davantage en télétravail qu’en présentiel. Cela est d’autant plus vrai lorsqu’il est vécu comme une contrainte, une obligation, et non comme un choix.

Des besoins humains universels et insatisfaits

Alors que nous célébrons un an d’évolutions majeures dans l’organisation du travail de bureau – et ce n’est pas fini – , il est intéressant de se souvenir d’un conseil judicieux de Jeff Bezos : Face au changement rapide, concentrez-vous sur ce qui ne changera pas. Et ce qui ne changera pas, ce sont les aspects fondamentaux du comportement des humains et ce qu’ils désirent. C’est pourquoi l’apprentissage de quelques notions clés en matière de psychologie serait d’un grand recours pour tous les dirigeants pour adapter leur style de management quelles que soient les conditions de travail.

Dans le documentaire de Netflix “Derrière nos écrans de fumée”, Anna Lembke, Directrice médicale de la médecine contre les addictions à l’université de Standford, nous apprend que “l’être humain a ce besoin viscéral d’être en connection avec ses semblables. Ça permet de libérer une dose de dopamine et d’affecter le circuit de la récompense dans le cerveau. Des millions d’années d’évolution ont conduit à ce que ce système soit mis en place. Le but est qu’on se réunisse en groupe, en communauté, et qu’on se reproduise, pour que notre espèce perdure.”

Il est intéressant de noter que la plupart des technologies que nous exploitons, et peut-être même apprécions, consistent à reproduire des expériences de la vie réelle. Mais le sentiment général est que le contact virtuel n’est qu’un substitut bon marché au contact réel. La cause principale c’est la disparition de la communication informelle, surtout lorsque le passage au télétravail n’a pas été bien préparé.

Le big impact des small talks

Les small talks manquent à beaucoup d’entre nous : croiser des collègues dans le couloir, discuter des plans du week-end ou d’un grand projet sur lequel on travaille, se trouver au bon endroit au bon moment, avoir donné à quelqu’un une information manquante… Vous n’aviez peut-être pas réalisé à quel point ces conversations importaient jusqu’à ce que vous vous retrouviez à travailler à domicile.

Cette communication informelle aide les gens à se sentir émotionnellement connectés et stimule la collaboration et la créativité. Elle facilite la circulation des connaissances et des informations. Elle contribue à réduire l’absentéisme, le turnover du personnel et à améliorer la performance organisationnelle

Bien que le télétravail empêche la survenue des small talks, les managers peuvent trouver des moyens de l’intégrer dans des environnements virtuels. Ils se doivent d’être plus proactifs pour créer du lien, rassembler les équipes, libérer du temps pour se parler en régulant la charge de travail, gérer les réunions plus efficacement avec une meilleure préparation et une participation inclusive de chacun.e, et encourager l’entraide entre collègues.

Interview de Nathalie Dray, Directrice de la communication & RSE de The Walt Disney Company France

Pour Nathalie Dray, Directrice de la communication et RSE de The Walt Disney Company France, maintenir le lien et la discussion au sein de son équipe est primordial. Elle a notamment mis en place un outil simple et efficace : une réunion quotidienne à 9h30, qui dure entre trente minutes et une heure en fonction des sujets traités. Elle a pris le temps de répondre à quelques questions et je l’en remercie vivement.

Comment vous est venue l’idée d’organiser ces réunions quotidiennes ?
Nathalie Dray : Lors du premier confinement, l’idée s’est très vite imposée comme une évidence d’abord par la charge de travail qui nécessitait des échanges quotidiens pour définir les priorités des uns et des autres, ensuite pour garder le contact et la dynamique de groupe de l’équipe.

Quel est le déroulé type de ces réunions ?
C’était très simple. Prendre des nouvelles des uns et des autres puis les urgences et répartitions des tâches. Ça paraît très structuré comme ça mais on s’est organisé au fur et à mesure et ça a été très fluide.

Quels sont les bénéfices pour vous en tant que manager du département ?
Le premier était de vraiment garder tout le monde « on board ». On n’avait que très peu expérimenté le télétravail dans l’équipe. Et nous devions lancer Disney + le 7 avril 2020, en plein confinement ! Donc il fallait être efficace ensemble même à distance.

Quels sont les bénéfices pour vos collaborateurs.trices ?
Ils m’ont tous dit avoir beaucoup apprécié ces réunions quotidiennes et qu’elles ont donné le « la » de leurs journées. Elles leur ont permis de garder un rythme de travail. Surtout en période de confinement, ça nous a aidé à garder le cap. Ça a boosté leur moral. Je pense qu’on a apprécié de se retrouver tous les matins presque comme un rituel.

Des best practices à partager ?
Je me suis rendue compte qu’il fallait préparer ces réunions encore plus que les autres parce qu’en Zoom on peut vite déraper et perdre son temps en bavardage. Il faut aussi savoir s’adapter et ressentir l’esprit dans lequel se trouve l’équipe, ce qui n’est pas évident à distance et en même temps on ressent assez vite si les personnes sont 🤔  😴  😡 😆 Il faut arriver à canaliser l’énergie, lâcher du leste ou au contraire booster le moral. En période difficile, la dynamique de groupe est essentielle. Même si nous sommes une équipe très soudée, ça se travaille :

  • Être attentive au moral de chacun, 
  • Donner la parole à chacun, 
  • Valoriser le travail effectué, 
  • Laisser le temps pour plaisanter et rigoler, 
  • Passer un coup de fil après la réunion pour discuter avec certains ou envoyer un sms pendant la réunion à d’autres.

Beaucoup de petites choses individuelles qui nourrissent cette dynamique collective. Aujourd’hui, nous sommes toujours en télétravail donc on veut garder le rythme et le lien.

Photo en haut : © Austin Hargrave / Netflix


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photo d'un groupe de collaborateurs en train de discuter pendant une pause

Télétravail : la communication informelle est-elle utile ?

Combien de fois avez-vous tenu compte de la rumeur ou du sentiment ambiant parmi vos collaborateurs pour préparer vos prises de parole et événements internes ? Vous savez que vous obtenez de meilleurs résultats en matière de motivation des équipes quand vous tenez compte de ce qui les préoccupe véritablement. Quelle est l’importance de la communication informelle au sein des organisations en ces temps de télétravail ?

Si les cours pullulent sur les stratégies de communication, l’usage de la data, les campagnes de réseaux sociaux, etc. la communication dite informelle est un parent pauvre de la recherche et de l’enseignement alors qu’elle interfère fortement avec le management de l’entreprise. Elle est sans doute délaissée car elle ne peut pas être contrôlée ou mesurée. « La communication informelle est une des formes du non-dit dans l’organisation. Elle peut prendre la forme d’apartés, de relations particulières, de bruit de couloirs, de rumeurs. Il s’agit là d’un second réseau de communications, toujours présent, même invisible, non formalisable, difficile à détecter, beaucoup plus diffus et lâche que le premier, mais exerçant toujours une influence certaine au réseau des représentations individuelles et collectives des membres de l’organisation. » (Jacques Ardoino in “Dictionnaire de la communication”)

La communication informelle, est-elle utile ?

De 1979 à 1990, Margaret Thatcher est la Premiere ministre de la Reine d’Angleterre. Nul n’ignorait à l’époque les tensions entre les deux femmes. Dans son article des Échos “Maggie, l’autre reine”, Tristan Gaston-Breton décrit le style de communication interpersonnelle de la cheffe du gouvernement comme souvent raide, sans humour et pragmatique à l’excès. Les visites à Balmoral, dans le château de villégiature des Windsor, sont une tradition pour tous les premiers ministres qui s’y rendent au moins une fois par an. “Margaret Thatcher n’apprécie guère ces séjours obligés en Ecosse, dont elle ne comprend pas très bien l’utilité ni l’intérêt. (…) elle ne comprend pas que le séjour à Balmoral, avec ses barbecues et ses pique-niques, répond depuis toujours à un objectif précis : créer des liens personnels entre la reine et son Premier ministre.”

En somme, quelles que soient l’organisation et sa structure hiérarchique, nous avons besoin de ces moments d’échanges informels pour créer des liens plus personnels avec les autres. Ces conversations imprévues à l’occasion d’un café, d’une pause, d’un déjeuner, permettent de vider son sac, faire redescendre la pression, réaliser que nous ne sommes pas isolés, trouver des solutions, nous sentir compris, recevoir et apporter de l’aide. Ces moments contribuent tout autant à la culture de l’entreprise et à la motivation des équipes que les rendez-vous et les canaux officiels de la communication interne.

L’impact du travail à distance

L’une des conséquences directe du télétravail est de voir les échanges entre les collaborateurs se réduire au strict minimum, aux échanges formels, puisqu’ils ne se croisent plus physiquement au bureau. Le professeur en psychologie des affaires Tomas Chamorro-Premuzic liste les conséquences psychologiques au travail à domicile sur le long terme : solitude, anxiété et stress. Et son argument se tient : “Il n’est pas possible d’effacer simplement notre évolution et de remplacer des millions d’années d’interaction en personne par des communications technologiques ou virtuelles.” À cause du confinement abrupt dû à la pandémie du Covid-19, “la généralisation du travail à distance mal préparée augmente les risques psychosociaux” note Anne Rodier dans son enquête du Monde. 

Cet article “Télétravail : comment créer une culture d’entreprise à distance” publié dans l’HBR en février 2020, se veut être un playdoyer pour le télétravail en arguant que la culture d’entreprise demeure inchangée. Or, on y apprend que, dans les entreprises qui jouent la carte du télétravail à 100%, le besoin des salariés de se retrouver physiquement, de travailler ensemble dans le même lieu ou de faire connaissance plus personnellement avec leurs collègues reste intact. Certes, ces entreprises réalisent de grandes économies en éradiquant les frais immobiliers des bureaux. Mais elles découvrent qu’elles doivent compenser d’une façon ou d’une autre le déficit de contacts humains en présentiel sur le long terme. Par exemple, les sociétés américaines Comet et Gitlab versent 250 euros par mois à leurs collaborateurs pour louer un espace de coworking avec leurs collègues quelques jours par semaine. Ça coûte toujours moins cher que la location et l’entretien d’immeubles à l’année.

Travail à distance et communication informelle : une alliance possible

Aujourd’hui, de très nombreux experts et chercheurs en organisation du travail recommandent une mise en place du travail à distance en discussion avec les collaborateurs dont les besoins diffèrent en fonction du métier, du niveau hiérarchique, de l’état de santé et de la situation familiale. Une recommandation semble se dégager des interviews et des articles publiés en France : un à deux jours de télétravail par semaine pour les collaborateurs qui le souhaitent. Une combinaison entre présentiel et distanciel qui pourrait convenir aux us et coutumes français. D’ailleurs, le travail à distance a considérablement reculé en France avec une moyenne nationale de 15% fin août contre 27% il y a trois mois.

Avec la généralisation du télétravail, Isabelle Barth, professeure en science du management à l’université de Strasbourg, propose de rester vigilant dans sa tribune publiée dans Le Monde : “La tentation est grande de vouloir « rationaliser », en supprimant tous les temps « improductifs », puis, pourquoi pas, ensuite, tous les « improductifs » ? Ce serait bien sûr penser le court terme. Il faut savoir résister à la tentation et réinventer les modalités de travail, sous peine d’avoir à affronter à moyen terme, le chômage, la perte de sens, les dépressions pour isolement, et une perte de qualité qui se fonde sur le « faire-ensemble ». La vraie question que pose le télétravail, c’est celle de l’utilité du travail.”

“Faire-ensemble” n’implique pas forcément d’être toujours ensemble. Mais réfuter notre instinct grégaire c’est nier notre nature profonde d’animal social, c’est-à-dire d’être humain. Et le lien se manifeste par la présence et la communication entre les individus lors d’un bonjour matinal, d’une pause café, à déjeuner, au détour d’un couloir, en off en réunion, au pot de départ à la retraite…

Photo en haut : © Canva


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photo d'un chien avec des lunettes de soleil, sur un transat, sur une plage

65,4% de chance d’être augmenté si vous partez en vacances

Vous avez 65,4% de chance d’avoir une augmentation ou une prime, si vous partez plus de dix jours en vacances. N’est-ce pas une merveilleuse nouvelle ? D’après les travaux du chercheur spécialisé en bonheur Shawn Achorpartir en congés présente aussi de réels avantages pour les entreprises. Les managers ont tout intérêt à voir leurs équipes partir en vacances : lorsque l’on est reposé, “le cerveau peut penser positivement, la productivité s’améliore de 31%, les ventes augmentent de 37% et la créativité et les revenus peuvent tripler. »

Aborder la question des congés au travail pourrait sembler anodin voire inutile. Bien au contraire, ce sujet est l’opportunité d’une véritable conversation sur un autre sujet que les projets en cours. Vous vous assurez que votre collaborateur va effectivement tirer profit de cette période pour se reposer. Il n’est pas question ici de lui dire quoi faire pendant ses congés mais plutôt de l’inviter à vraiment couper avec le travail, les emails, etc. Et ce temps de repos est indispensable dans le contexte de cette double crise sanitaire et économique.

Il est probable que, parmi vos collaborateurs, vous ayez détecté des signaux de burnout, à cause de l’épidémie du Covid-19 et du confinement. Aux États-Unis, des psychiatres commencent à évoquer l’existence de burnouts familiaux.Que le burnout soit d’origine professionnelle ou personnelle, les conséquences sont identiques au travail : problèmes de concentration, manque de motivation, baisse d’efficacité, difficulté à être créatif, vision pessimiste en cas de problème, tristesse persistante, etc. Vous savez alors que vous devrez porter une attention plus importante à cette personne dans les semaines et mois à venir en réorganisant son travail, en réajustant ses objectifs et en restant vigilant à tous les éventuels signes d’épuisement. Des vacances véritablement reposantes, sans travail, constituent une première action en faveur de la guérison de votre collaborateur.

En fin de compte, ce qui n’est qu’une simple conversation à propos des vacances peut livrer de nombreuses informations sur l’état émotionnel et le niveau de motivation de votre collaborateur. C’est une opportunité pour mettre en pratique votre intelligence émotionnelle. Plus vous cultiverez votre empathie au quotidien, plus vous développerez votre curiosité de celles et ceux avec qui vous travaillez, meilleures seront vos décisions, vos actions de communication et prises de parole formelles. Car communiquer, c’est diriger ! ® Vous nourrissez votre mémoire de toutes ces histoires personnelles et de ces expériences particulières. Vous développez votre qualité d’écoute ainsi qu’une meilleure connaissance de ce qui compte vraiment pour vos collègues. Vous incarnez votre rôle de leader dans votre organisation par votre écoute, vos actions pour leur venir en aide et votre communication. 

Progresser sur ses compétences comportementales (soft skills) demande du temps. Le télétravail a considérablement réduit ces opportunités de conversations informelles dans l’ascenseur, à la machine à café ou sur le quai du métro. Il est beaucoup plus difficile d’effectuer ce travail d’écoute aujourd’hui et cela requiert plus d’effort et de discipline de la part du management. Et c’est parce que vous vous appliquez à le faire quotidiennement que vous posez les bases pour améliorer votre leadership et vos compétences d’orateur. Vous vous préoccupez sincèrement de ce qui est important pour vos équipes et vous êtes capable d’aborder ces sujets en priorité, et avec assertivité, dans vos échanges et communications.

Assez parlé travail maintenant ! J’espère que cet été vous aurez tout le repos que vous souhaitez, que vous vous amuserez et que surtout, vous passerez du temps auprès de celles et ceux qui vous sont chers.

Photo en haut : © Canva


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photo d'un homme de profil avec un effet graphique comme si des particules de sa tête s'envolaient

Bien communiquer pour éviter la contagion de l’anxiété en entreprise

Avez-vous remarqué combien vos collègues, familles et amis sont affectés par le confinement ainsi que par le déconfinement progressif ? Nous sommes toutes et tous touchés. Et l’impact psychologique n’a pas fini de se faire ressentir. Cela pourrait même durer des mois, voire des années.Une étude a démontré que la grippe dite “espagnole” (1918-1920) a entamé la confiance dans la société des rescapés et de leurs descendants sur plusieurs générations. 

Face à l’obligation légale d’être le garant de la santé physique et mentale de ses salariés, l’employeur peut mettre en place un plan d’actions, d’accompagnement et de formations, dans lequel la communication interne et le management jouent un rôle essentiel. Comment prendre la parole dans ce contexte lorsque l’on dirige une entreprise ?

Toute communication débute par l’étude des attentes des cibles mais aussi de leurs dispositions psychologiques à accueillir votre message. Lors des transformations et des réorganisations des entreprises, souvenez-vous des cinq étapes d’acceptation du changement vécus par tout le monde. Ce qui complique la donne avec la crise du Covid-19, ce sont les conséquences psychologiques du confinement, qui a modifié le fonctionnement de notre cerveau.

Tout d’abord, observons ce qui se passe dans nos cerveaux d’ex-confinés ! 

Sciences et Avenir dans son numéro daté juin 2020 présente les résultats d’études sur l’isolement social.“Le confinement prolongé provoque un stress chronique qui induit chez l’humain une réorganisation du cerveau. (…) En imagerie médicale, il apparaît que certaines régions deviennent hyperfonctionnelles comme l’amygdale (cas de danger, anxiété, stress) ou le striatum dorsal (comportements routiniers). A contrario, d’autres régions fonctionnent à bas régime tel le cortex préfontal (raisonnement, planification) et l’hippocampe (mémorisation).”

La chimie du cerveau est également modifiée avec une sécrétion plus élevée de cortisol ou d’adrénaline, qui ont à la longue un effet neurotoxique sur la capacité à mémoriser et génèrent plus de stress. Les études montrent aussi une baisse du taux de dopamine (impliquée dans l’attention, le plaisir, la motivation, le sommeil) ou de sérotonine (qui contrôle l’humeur). “Reste que chacun ne réagit pas de la même façon. Il existe une grande variabilité entre les individus.”

Dernier facteur d’anxiété : le déconfinement avec “la peur d’être exposé au virus ou la fatigue cognitive due à une hypervigilance  pour assurer les gestes barrières. (…) Les spécialistes s’accordent sur un point : il faut que le cerveau se “déconfine” progressivement.”

La situation était attendue : l’ONU avait même fait part de sa « préoccupation » des risques psycho-traumatiques liés à la crise du Covid-19, dans un communiqué du 18 mai, qui appelle, entre autres, à “aider les travailleurs en butte à l’anxiété “. Les effets vont essentiellement se produire maintenant, après la fin du confinement. Une enquête de France Info, parue sur son site web, rapporte le témoignage de Roland Jouvent, psychiatre à la Fondation Rothschild à Paris : “Comme toujours, en psychiatrie, cela apparaît après coup. Cela commence, et on va en voir de plus en plus : ce sont les après-coup, les chocs post-traumatiques. Les gens ont tenu, tenu, et maintenant ils craquent.”

Vous comprenez mieux pourquoi ni vos collaborateurs, ni vos collègues, ni vous-même peut-être n’êtes au top de votre performance au travail en ce moment. Même si les effets varient d’une personne à l’autre, il va falloir être patient et surtout contribuer à endiguer la contagion de l’anxiété dans l’entreprise grâce à votre intelligence émotionnelle.

Quelle est la juste dose d’intelligence émotionnelle dans vos échanges et votre communication ?

Là, vous vous dites : si je vais moyennement bien, comment puis-je prêter attention aux autres et me compliquer la vie avec l’intelligence émotionnelle dans mes prises de parole ? J’ai une excellente nouvelle ! “Vous “défocaliser”, en faisant des choses pour les autres demeure la meilleure façon de contrecarrer les déficits cérébraux”, déclare Catherine Belzung (directrice de l’unité Inserm imagerie et cerveau de Tours) dans Sciences et Avenir.

Parce que l’anxiété est extrêmement contagieuse en entreprise, il convient aux dirigeants et aux managers de donner le ton. Le célèbre psychologue Daniel Goleman qui a définit et promu l’intelligence émotionnelle évoque souvent la notion de neurones miroir ou de connexion neurale wi-fi. C’est lorsque qu’un individu ressent les émotions non verbalisées, non exprimées, d’un autre individu.

C’est pourquoi au lieu de passer ses angoisses en stressant tout le monde, il convient d’être vulnérable et d’exprimer l’état dans lequel vous êtes. Vos collaborateurs et collègues vous sont alors reconnaissants d’être honnête et transparent, surtout dans une période d’incertitude économique de votre entreprise. Il ne s’agit pas ici de s’épandre avec moult détails sur vos démons comme le ferait un artiste, un psy ou un coach mais plutôt de dire simplement une partie de ce que vous ressentez. 

Ce dosage est votre décision personnelle. Le but n’est pas d’effrayer les autres ni de sombrer tous ensemble dans une grande marmite d’anxiété. Admettre “Je suis anxieux aujourd’hui” ou “Je n’ai pas bien dormi” permet à tout le monde dans la pièce de respirer un peu plus facilement :

  • ”Ouf, ce n’est pas de ma faute s’il est si tendu. »
  • “Cela me fait me sentir normal si une personne que je respecte et en qui j’ai confiance admet qu’elle ne va pas bien.”
  • “Merci d’être humain et je veux suivre cette personne.”

Et rappelez-vous, vous n’avez pas à partager les détails ; partagez simplement l’état dans lequel vous vous trouvez. Cela ne signifie pas que vous tombez dans une marre de larmes pendant une visioconférence, bien sûr, ou que vous perdez visiblement le contrôle. Il est possible d’être vulnérable sans que les équipes perdent confiance en vos compétences. Voici un témoignage vidéo formidable d’Éléonore Baudry, la présidente de Figaret, en plein confinement du Covid-19 et qui démontre tous ses talents de leader par sa sincérité, son empathie, son bon sens et son humour.

Si vous voulez encourager les gens à partager mais que vous ne voulez pas que la conversation se transforme en fête de l’anxiété, vous pouvez utiliser différents exercices : voir les quelques conseils de Reboot. Cela permet aux gens de partager s’ils se sentent à l’aise de le faire et vous donne des informations utiles sur les émotions du groupe. Vous pouvez ensuite ajuster votre style de communication et votre message en conséquence.

La psychologue sociale Amy Cuddy écrit : “La plupart des dirigeants d’aujourd’hui ont tendance à mettre l’emphase sur leur force, leur compétence et leurs succès sur le lieu de travail, mais c’est exactement la mauvaise approche. Les dirigeants qui projettent leur force avant d’établir la confiance courent le risque de susciter la peur et, avec elle, une multitude de comportements dysfonctionnels. Rien n’établit la confiance plus efficacement que la connexion émotionnelle entretenue par l’empathie et l’humanité partagée. C’est pourquoi être ouvert sur votre propre anxiété peut être si puissant. Cela renforce la confiance lorsque vous pouvez demander à vos collègues : “Comment ça va?” et ils ne se sentent pas obligés de mentir ou d’avoir un visage heureux, car ils savent que vous ressentez aussi le stress.”

Et rappelez-vous, bien qu’il soit important d’être optimiste pour éviter la contagion émotionnelle comme le rappelle si justement Simon Sinek, vous ne voulez donner à personne de faux espoirs. Si vous avez des questions difficiles comme « Mon poste est-il menacé ? » ou « Serons-nous encore en activité dans six mois ? » ce n’est pas à vous de deviner l’avenir. Personne n’a de boule de cristal, et vous pouvez donc dire ce que vous savez être vrai en ce moment et affirmer l’importance de travailler ensemble et de se concentrer sur ce que chaque personne peut contrôler.

Photo en haut : © Canva


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photo de Brian Chesky, PDG d’Airbnb

Licencier 1900 personnes avec humanité

Aujourd’hui je vous propose de lire le message que le PDG d’Airbnb, Brian Chesky, adresse à ses salariés le 5 mai dernier. Il est la preuve que l’on peut annoncer avec humanité un plan de licenciement qui concerne un quart des effectifs de son entreprise.

Exhaustive, factuelle et précise, cette annonce est un modèle de communication de changements majeurs dans une organisation. Mais c’est l’empathie et la compassion de son auteur qui la rendent exceptionnelle. Cette crise révèle les compétences de leader de Brian Chesky : honnêteté, vision stratégique, mission de l’entreprise et intelligence émotionnelle

Bien sûr, chaque mot de cette annonce a été minutieusement étudié par les conseillers en communication du PDG d’Airbnb. Pourtant, j’ai la conviction que Brian Chesky en reste l’auteur principal et c’est ce qui en fait toute sa force.

Voici le message que Brian Chesky a envoyé à ses collaborateurs du monde entier :

This is my seventh time talking to you from my house. Each time we’ve talked, I’ve shared good news and bad news, but today I have to share some very sad news. 

When you’ve asked me about layoffs, I’ve said that nothing is off the table. Today, I must confirm that we are reducing the size of the Airbnb workforce. For a company like us whose mission is centered around belonging, this is incredibly difficult to confront, and it will be even harder for those who have to leave Airbnb. I am going to share as many details as I can on how I arrived at this decision, what we are doing for those leaving, and what will happen next. 

Let me start with how we arrived at this decision. We are collectively living through the most harrowing crisis of our lifetime, and as it began to unfold, global travel came to a standstill. Airbnb’s business has been hit hard, with revenue this year forecasted to be less than half of what we earned in 2019. In response, we raised $2 billion in capital and dramatically cut costs that touched nearly every corner of Airbnb. 

While these actions were necessary, it became clear that we would have to go further when we faced two hard truths:

  1. We don’t know exactly when travel will return. 
  2. When travel does return, it will look different. 

While we know Airbnb’s business will fully recover, the changes it will undergo are not temporary or short-lived. Because of this, we need to make more fundamental changes to Airbnb by reducing the size of our workforce around a more focused business strategy. 

Out of our 7,500 Airbnb employees, nearly 1,900 teammates will have to leave Airbnb, comprising around 25% of our company. Since we cannot afford to do everything that we used to, these cuts had to be mapped to a more focused business. 

A more focused business 

Travel in this new world will look different, and we need to evolve Airbnb accordingly. People will want options that are closer to home, safer, and more affordable. But people will also yearn for something that feels like it’s been taken away from them — human connection. When we started Airbnb, it was about belonging and connection. This crisis has sharpened our focus to get back to our roots, back to the basics, back to what is truly special about Airbnb — everyday people who host their homes and offer experiences. 

This means that we will need to reduce our investment in activities that do not directly support the core of our host community. We are pausing our efforts in Transportation and Airbnb Studios, and we have to scale back our investments in Hotels and Lux. 

These decisions are not a reflection of the work from people on these teams, and it does not mean everyone on these teams will be leaving us. Additionally, teams across all of Airbnb will be impacted. Many teams will be reduced in size based on how well they map to where Airbnb is headed. 

How we approached reductions 

It was important that we had a clear set of principles, guided by our core values, for how we would approach reductions in our workforce. These were our guiding principles:

  • Map all reductions to our future business strategy and the capabilities we will need.
  • Do as much as we can for those who are impacted. 
  • Be unwavering in our commitment to diversity. 
  • Optimize for 1:1 communication for those impacted. 
  • Wait to communicate any decisions until all details are landed — transparency of only partial information can make matters worse. 

I have done my best to stay true to these principles.    

Process for making reductions 

Our process started with creating a more focused business strategy built on a sustainable cost model. We assessed how each team mapped to our new strategy, and we determined the size and shape of each team going forward. We then did a comprehensive review of every team member and made decisions based on critical skills, and how well those skills matched our future business needs. 

The result is that we will have to part with teammates that we love and value. We have great people leaving Airbnb, and other companies will be lucky to have them. 

To take care of those that are leaving, we have looked across severance, equity, healthcare, and job support and done our best to treat everyone in a compassionate and thoughtful way. 

Severance

Employees in the US will receive 14 weeks of base pay, plus one additional week for every year at Airbnb. Tenure will be rounded to the nearest year. For example, if someone has been at Airbnb for 3 years and 7 months, they will get an additional 4 weeks of salary, or 18 weeks of total pay. Outside the US, all employees will receive at least 14 weeks of pay, plus tenure increases consistent with their country-specific practices. 

Equity

We are dropping the one-year cliff on equity for everyone we’ve hired in the past year so that everyone departing, regardless of how long they have been here, is a shareholder. Additionally, everyone leaving is eligible for the May 25 vesting date. 

Healthcare

In the midst of a global health crisis of unknown duration, we want to limit the burden of healthcare costs. In the US, we will cover 12 months of health insurance through COBRA. In all other countries, we will cover health insurance costs through the end of 2020. This is because we’re either legally unable to continue coverage, or our current plans will not allow for an extension. We will also provide four months of mental health support through KonTerra. 

Job support

Our goal is to connect our teammates leaving Airbnb with new job opportunities. Here are five ways we can help:

  • Alumni Talent Directory — We will be launching a public-facing website to help teammates leaving find new jobs. Departing employees can opt-in to have profiles, resumes, and work samples accessible to potential employers. 
  • Alumni Placement Team — For the remainder of 2020, a significant portion of Airbnb Recruiting will become an Alumni Placement Team. Recruiters that are staying with Airbnb will provide support to departing employees to help them find their next job.
  • RiseSmart — We are offering four months of career services through RiseSmart, a company that specializes in career transition and job placement services. 
  • Employee Offered Alumni Support — We are encouraging all remaining employees to opt-in to a program to assist departing teammates find their next role.
  • Laptops — A computer is an important tool to find new work, so we are allowing everyone leaving to keep their Apple laptops. 

Here is what will happen next

I want to provide clarity to all of you as soon as possible. We have employees in 24 countries, and the time it will take to provide clarity will vary based on local laws and practices. Some countries require notifications about employment to be received in a very specific way. While our process may differ by country, we have tried to be thoughtful in planning for every employee. 

In the US and Canada, I can provide immediate clarity. Within the next few hours, those of you leaving Airbnb will receive a calendar invite to a departure meeting with a senior leader in your department. It was important to us that wherever we legally could, people were informed in a personal, 1:1 conversation. The final working day for departing employees based in the US and Canada will be Monday, May 11. We felt Monday would give people time to begin taking next steps and say goodbye — we understand and respect how important this is.

Some employees who are staying will have a new role, and will receive a meeting invite with the subject “New Role” to learn more about it. For those of you in the US and Canada who are staying on the Airbnb team, you will not receive a calendar invite.

At 6pm pacific time, I will host a world@ meeting for our Asia-Pacific teams. At 12am pacific time, I will host a world@ meeting for our Europe and Middle East teams. Following each of these meetings, we’ll proceed with next steps in each country based on local practices.

I’ve asked all Airbnb leaders to wait to bring their teams together until the end of this week out of respect to our teammates being impacted. I want to give everyone the next few days to process this, and I’ll host a CEO Q&A again this Thursday at 4pm pacific time.

Some final words 

As I have learned these past eight weeks, a crisis brings you clarity about what is truly important. Though we have been through a whirlwind, some things are more clear to me than ever before.

First, I am thankful for everyone here at Airbnb. Throughout this harrowing experience, I have been inspired by all of you. Even in the worst of circumstances, I’ve seen the very best of us. The world needs human connection now more than ever, and I know that Airbnb will rise to the occasion. I believe this because I believe in you. 

Second, I have a deep feeling of love for all of you. Our mission is not merely about travel. When we started Airbnb, our original tagline was, “Travel like a human.” The human part was always more important than the travel part. What we are about is belonging, and at the center of belonging is love.  

To those of you staying, 

One of the most important ways we can honor those who are leaving is for them to know that their contributions mattered, and that they will always be part of Airbnb’s story. I am confident their work will live on, just like this mission will live on.

To those leaving Airbnb, 

I am truly sorry. Please know this is not your fault. The world will never stop seeking the qualities and talents that you brought to Airbnb…that helped make Airbnb. I want to thank you, from the bottom of my heart, for sharing them with us.

Brian

Photo en haut : © David Paul Morris/Bloomberg


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photo de Michelle Obama

Comment faites-vous pour tenir le cap en pleine tempête ?

Le 16 avril 2019, j’assiste à la tournée mondiale de Michelle Obama à l’Accorhotels Arena à Paris. Nous sommes plus de quinze mille spectateurs. Elle conclut son heure et demi de conversation avec ces mots : “Nous créons du lien en partageant nos histoires personnelles. Mais avant de les partager, nous devons reconnaître toute leur valeur.”

Ne voir dans la vie de cette femme de 56 ans que la success story d’une First Lady, ce serait omettre la part d’ombre. Mais ce soir-là, elle partage tous ses doutes, ses crises et ses failles. Elle livre comment, à chaque fois, elle a relevé la tête, elle est repartie au combat malgré les échecs, les attaques et le manque de confiance en soi. En plein coeur de la tempête, elle plie puis se redresse, tel le Roseau de La Fontaine. Elle travaille dur, elle apprend, elle reste curieuse et se remet en cause. Son énergie quasi inépuisable lui vient de ses propres principes de vie.

L’expert en management et développement personnel, Steven R. Covey identifie et décrit avec précision cette compétence, dans son best-seller mondial : le leadership individuel. Vingt ans avant le “Why” de Simon Sinek, il conseille de “rédiger son énoncé de mission personnel, une sorte de philosophie, de credo personnel exprimant ce que vous voulez être (caractère) et faire (actions et projets à réaliser), les valeurs et les principes sur lesquels vous basez ce devenir et ces actions. C’est la manière la plus efficace de garder à l’esprit ce qui vous guide. (…) Les principes sont des vérités fortes, fondamentales, courantes, des dénominateurs communs à tous.”

Chez Michelle Obama, l’essentiel de ce qui fonde son caractère lui vient de ses parents : le courage et la générosité de son père, la confiance et la force de sa mère. “L’énergie intérieure que vous procure une vie centrée sur de justes principes représente la force d’un être humain conscient de sa vie, éclairé et proactif”, précise Covey. Dans l’adversité, il devient plus facile de se dégager de ses émotions, de prendre du recul et de choisir la bonne direction. Vos valeurs et vos principes agissent comme une boussole interne.“Vous alignez votre comportement sur vos convictions. Votre entourage commence à s’apercevoir que vous n’agissez pas en fonction de ce qui vous arrive. Vous avez le sentiment que ce que vous essayez d’accomplir vous est dicté par votre mission, et cela vous stimule”, décrit Covey.

Ainsi pour Michelle Obama, partager notre histoire personnelle c’est déclarer ouvertement notre énoncé de mission personnel, fondé sur les principes qui guident notre vie et nos choix. Commencer par reconnaître toute la valeur de notre histoire personnelle, c’est le premier acte qui nous conduit vers la sagesse.

On peut transposer aisément la méthode du leadership individuel au leadership professionnel. L’énoncé de mission est alors celui de l’entreprise avec ses principes, ses valeurs et ses objectifs. Le dirigeant les incarne au quotidien dans ses prises de parole et dans ses actes. Michelle Obama avait pleinement conscience de la valeur de l’exemple pour affirmer avec naturel son leadership à l’échelle de toute une nation : “Vous savez quand Barack était président, ils ont dit n’importe quoi sur nous. La seule chose que nous pouvions faire était de nous lever chaque matin et de faire notre travail, pour que nos actes et nos vies parlent d’eux-mêmes.”

Photo en haut : © Arnaud Cazet


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Communication de crise : protéger ou dire la vérité ?

Quand un changement majeur est advenu dans l’organisation de votre entreprise, avez-vous apprécié votre hiérarchie parce qu’elle vous ménageait ou parce qu’elle vous disait la vérité ? 

Vous avez choisi la vérité parce que c’est la preuve qu’on vous respecte, qu’on a confiance dans votre capacité de résilience et qu’on compte sur votre contribution à la solution. On n’attend pas d’un leader qu’il soit le père spirituel de l’entreprise. C’est une posture surannée de management descendant, omniscient et autoritaire. En analyse transactionnelle, on parle alors d’une communication parent (dirigeant) à enfant (collaborateur). Il vaut mieux privilégier la communication équilibrée adulte (dirigeant) à adulte (collaborateur) fondée sur la confiance mutuelle.

Pour l’expert en leadership Simon Sinek, “la confiance se construit en disant la vérité, pas en disant aux gens ce qu’ils veulent entendre.”

Pour les dirigeants, l’annonce d’un changement représente un travail important et délicat, car elle est comprise à travers le filtre individuel de perception des collaborateurs. L’annonce est l’étape qui met sur les bons rails, ou non, le processus en cinq phases de l’acceptation du changement par l’ensemble des collaborateurs.

Les trois critères d’une annonce réussie

  • L’annonce doit être exhaustive car elle renforce la confiance et le respect par rapport à notre interlocuteur. Une annonce partielle peut s’avérer catastrophique même pour un interlocuteur pour qui cette annonce est proche de ses aspirations. La plupart des équipes dirigeantes ont tendance à retenir les informations, soit pour maintenir un sentiment de sécurité illusoire et contrôler la situation, soit pour protéger autrui de situations difficiles. Tous les collaborateurs ont besoin d’être informés de ce qu’il se passe. Ils ont besoin d’informations précises et dignes de foi. Si vous ne leur fournissez pas ces informations, ils inventeront une version des faits qui correspondra à leurs craintes.
  • L’annonce doit être précise car elle limite l’insécurité et l’interprétation et rend obligatoire sa préparation afin de montrer aussi bien les valeurs du changement que son prix. Le romancier italien Paolo Giordano, auteur de « La Solitude des nombres premiers », a écrit « Contagions » juste avant que son pays n’entre en confinement. « Le Monde » en publie des extraits dont celui-ci sur l’importance de la communication des chiffres : “Quand les quotidiens ont décidé de ne plus publier le nombre des contagions sur leur page d’accueil, j’ai éprouvé un sentiment de mécontentement et de trahison. J’ai commencé à en consulter d’autres. Dans la contagion, l’information transparente n’est pas un droit : c’est une prophylaxie essentielle.(….) Et pourtant, dès les premiers jours, on a accusé les chiffres de semer la panique. Mieux valait donc les occulter, ou trouver une méthode de calcul pour les minimiser. Quitte à s’apercevoir juste après que, de la sorte, la panique se déchaînait vraiment : si l’on nous cache la vérité, c’est que les choses sont beaucoup plus graves qu’il n’y paraît. Au bout de deux jours, les chiffres ont ressurgi sur les pages d’accueil, et y sont restés.” 

Pour concevoir la meilleure annonce possible, n’hésitez pas à solliciter des opinions, des idées, des suggestions ; plusieurs cerveaux valent souvent mieux qu’un seul.

Photo en haut : Droits réservés


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photo d'Arnaud Cazet et deux amis, assistant à un match de basketball aux États-Unis.

Leadership du changement : construisez avec le collectif

Si vous avez déjà assisté à un match sportif en live, ce que j’ai vécu le 2 décembre dernier devrait vous parler. Je suis en Floride avec un douzaine d’amis réunis pour célébrer Thanksgiving. Invités par nos hôtes américains, nous sommes aux premières loges d’un match de l’équipe NBA locale des Orlando Magic à l’Amway Center. La photo a été prise pendant l’échauffement des joueurs quelques minutes avant le match.

Je ne suis pas ce qu’on appelle un fin connaisseur des sports collectifs, et encore moins un grand pratiquant. Pourtant, ce soir-là, je me suis totalement laissé emporter par le jeu et l’ambiance, et j’ai beaucoup appris. Non seulement mes amis ont eu la gentillesse de m’expliquer quelques principes de base du basketball tel qu’il est pratiqué aux États-Unis mais j’ai aussi beaucoup observé. 

Juste à notre gauche, se tenaient sur le banc l’entraineur des Orlando Magic, son staff et ses joueurs. Dans le brouhaha, impossible d’entendre ce qu’ils se disaient. En revanche, les regards, les gestes, les positionnements des uns par rapport aux autres étaient très éloquents. J’ai rarement observé un niveau de confiance aussi élevé et de communication aussi fluide entre des individus d’une même organisation. Ce sont des qualités qui caractérisent les plus grandes équipes sportives. Les compétences en préparation, management, leadership et résilience de ces grands coachs sportifs avec leurs joueurs devraient inspirer davantage nos leaders économiques et politiques.

Les meilleurs coachs se distinguent par leur capacité à s’appuyer sur la dynamique du groupe pour faire progresser l’équipe, trouver des solutions innovantes et nourrir la motivation de chacun à remporter le prochain match. En entreprise, le management répond aux mêmes règles. Il s’exerce sur plusieurs plans : au niveau de l’individu comme nous l’avons vu la semaine dernière mais aussi au niveau du collectif.

Très puissant, le collectif peut tout autant ralentir, voire même bloquer l’activité, que soutenir la croissance et permettre d’atteindre des résultats exceptionnels. « À la place des patrons, je m’inquièterais plus de la révolution interne à venir que du coronavirus », déclare la psychothérapeute Sylvaine Perragin dans une interview pour l’ADN. En période de crise, mais pas uniquement, vous devez toujours évaluer le degré de motivation du groupe. Il évolue en fonction du nombre croissant de ses membres qui acceptent le changement. Souvenez-vous des cinq étapes.

Il convient surtout de considérer le groupe non pas comme un moyen d’arriver à ses objectifs mais plutôt comme un co-auteur et un co-acteur du changement et des solutions. Les dirigeants et managers sont alors amenés à dépasser le mythe du leader providentiel.

Favoriser l’implication des collaborateurs

Tous les sujets liés à la reprise progressive du travail en sortie de confinement sont déjà sources de stress pour vos collaborateurs car ils concernent leur santé et l’organisation de leur quotidien. Les individus s’adapteront plus facilement à un changement si l’idée de celui-ci leur devient familière et s’ils sont impliqués dans sa mise en oeuvre. 

C’est pourquoi vous devez encourager la prise d’initiatives et le travail d’équipe. Ceux qui travaillent sur le terrain sont souvent ceux qui ont les meilleures idées pour mettre en place le changement de manière efficace. Bien des changements peuvent se révéler positifs, si le manager fait appel aux idées et suggestions de ses collaborateurs.

Pour cela, il convient d’organiser des réunions pour analyser l’impact du changement sur le travail quotidien et pour trouver des solutions à une mise en oeuvre plus rapide et plus efficace. En tant que manager, vous appréciez que votre hiérarchie vous demande votre avis pour en tenir dans ses décisions stratégiques, n’est-ce pas ? Pourquoi ce serait différent pour les membres de votre équipe ? Tout le monde a besoin de reconnaissance. C’est une source de motivation quasi inépuisable que l’on soit employé ou cadre dirigeant.

Certaines solutions dépendent de votre zone d’autonomie et vous pouvez décider de les mettre en place immédiatement. D’autres peuvent ne pas dépendre directement de vous. Dans ce cas, vous informez vos collaborateurs que vous allez en référer à votre hiérarchie. L’important est de les tenir informés du résultat de vos démarches.

Quelle période compliquée mais tellement propice à l’émergence d’opportunités pour mieux travailler ensemble et renforcer les liens de confiance avec ses collaborateurs et ses collègues, n’est-ce pas ?

Photo en haut : © Jim Bowden


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photo d'un livret d'instructions de sécurité d'un avion

Posez les bases de votre Recovery Plan au niveau de l’individu

Pourquoi c’est si compliqué pour vous de manager en ce moment ?

La pandémie du Covid-19 ne nous affecte pas seulement au niveau économique mais aussi sur un plan plus intime et douloureux, celui de la santé. En quelque sorte, nous sommes tous confrontés à une multitude de deuils de différentes natures – pertes, renoncements, frustrations – qui se juxtaposent dans un délai de temps court : le décès et la maladie bien sûr, mais aussi la perte d’emploi, l’abandon provisoire de ses projets d’avenir, les problèmes relationnels au sein des familles, etc.

Ok, à première vue, le tableau n’est pas très réjouissant mais j’ai une bonne nouvelle pour vous : cette crise exceptionnelle nous oblige tous à sortir de notre zone de confort et à découvrir des compétences que nous n’imaginions même pas posséder. À l’aide de vos ressources actuelles et de celles qui sont en train d’éclore, vous pouvez considérablement améliorer les choses pour vous et pour les autres. Par vos décisions et vos actions, vous construisez dès à présent les bases du recovery plan de votre organisation. 

Avant de vous occuper des autres, commencez par vous

En tant que manager, vous êtes le.la premier.e à être chahuté.e émotionnellement par cette crise sanitaire et économique mondiale. Car vous devez, avant tout le monde et extrêmement rapidement, faire ce travail d’acceptation du changement du mieux que vous le pouvez. Sinon vous risquez de ne pas être aligné.e avec les décisions prises ; et la mise en oeuvre de la nouvelle stratégie par l’ensemble des équipes risque de ne pas être optimale. 

Il convient alors de vous auto-évaluer, de savoir où vous en êtes des cinq étapes d’acceptation du changement. Il est primordial que vous preniez ce temps. Quelques minutes voire même une heure pour écrire, poser vos pensées, prendre du recul et pour ressentir vos émotions et ce qui ce passe exactement dans votre corps – grâce à la méditation de pleine conscience par exemple. “Le corps sait des choses que la tête ne sait pas encore”, enseignait Jacques Lecoq dans son cours d’art dramatique. Une fois que vous savez où vous en êtes avec certitude, qu’avez-vous envie de mettre en place pour vous-même pour vous sentir mieux ? Pour prendre soin de vous ? Quelle activité vous fait du bien habituellement : sport, méditation, apéritif virtuel entre amis, lecture, films, balade autour du pâté de maison… ? Inspirez-vous des exemples listés par Thrive Global.

Commencez par vous-même pour ensuite vous occuper des autres. C’est parce que vous êtes en capacité de vous connecter à vos propres ressources intellectuelles, émotionnelles, psychiques, physiques et spirituelles, que vous êtes en mesure de vous adapter à tout ce qui se présente. À l’instar des recommandations de sécurité dans un avion : en cas de dépressurisation de la cabine, on met d’abord le masque à oxygène pour soi, puis on aide la personne à côté à mettre le sien. C’est la garantie d’avoir aidé deux personnes au lieu d’une seule.

En observant les effets de votre propre roller-coaster émotionnel, vous vous mettez également dans une posture d’ouverture et d’accueil des réactions et points de vue des autres, avec empathie et non-jugement. Maintenant, vous pouvez commencer à vous préoccuper des autres. En identifiant et en calmant votre état intérieur, vous êtes disponible pour écouter véritablement, comprendre en profondeur et adapter votre comportement. Vous retrouvez de la liberté et de la fluidité dans votre management et votre communication. Voici quelques pistes pour vous inspirer en fonction des cinq étapes d’acceptation du changement vécues par vos interlocuteurs.

Pas de prêt-à-porter mais plutôt du sur-mesure

© Tout Bouge

L’annonce lance le processus du changement : de nouvelles procédures, des réorganisations, etc. L’annonce engendre différents types de comportements chez vos interlocuteurs. Vous pratiquez un management sur-mesure. 

La gestion individuelle du changement passe par la reconnaissance de la progression de votre interlocuteur d’une phase à l’autre en vue d’un objectif qui est l’intégration. C’est le dialogue et l’écoute qui permettent le mieux d’ajuster les réalités et d’influencer les perceptions.

  • Lors du refus de comprendre, l’annonce a bousculé la réalité de votre interlocuteur, il faut par conséquent lui laisser du temps pour ajuster celle-ci. Il ne faut pas reformuler l’annonce, car c’est un facteur aggravant d’incompréhension et votre interlocuteur tente de la faire changer pour la rendre conforme à ses aspirations.
  • La résistance est une phase nécessaire. Il faut amener votre interlocuteur à s’engager dans l’argumentation en vous gardant vous-mêmes de l’utiliser, l’encourager à exprimer ses arguments en restant factuel et à l’écoute. En cas de révolte, il ne faut pas inciter votre interlocuteur à mettre à exécution sa menace. Le sabotage doit être considéré comme un comportement hors-jeu pouvant entraîner une sanction. 
  • L’abattement doit se traiter avec compréhension et empathie en se gardant d’exprimer des jugements de valeur. A ce stade, vous êtes le pilote et devez argumenter de façon optimiste en pointant les éléments porteurs d’espoir.
  • La résignation montre que le changement est accepté sans enthousiasme. Il ne faut donc surtout pas faire de triomphalisme. Vous devez aider votre interlocuteur à terminer à sortir de la phase d’abattement. Le dialogue doit porter sur les gains du changement. 
  • L’intégration représente un état définitif. La reconnaissance des efforts et de la participation à l’amélioration du changement de votre interlocuteur est utile et bienvenue.

Restez vigilant.e sur l’évolution de chacun

Vous l’avez compris, nous passons tous inconsciemment par ces cinq phases d’acceptation du changement, il convient donc pour vous de vérifier régulièrement où en est votre interlocuteur. Votre compétence à écouter l’autre est la clé, je ne vous le dirai jamais assez. Ainsi, vous réajustez en permanence votre management et votre communication. Si vous voulez renforcer votre compétence comportementale en matière d’agilité, c’est le moment.

Accordez la même attention à vos supérieurs hiérarchiques

Vous devez considérez tous vos interlocuteurs avec la même qualité de dialogue et d’écoute. Ne vous dites pas que votre propre management (direction internationale, actionnaires, etc.) a forcément digéré la situation et est prête à aller de l’avant. Vos supérieurs hiérarchiques n’en sont pas forcément à l’étape 5, celle de l’intégration. Cela peut sembler contre-intuitif, mais avant d’occuper une fonction ou d’exercer une responsabilité, ce sont des êtres humains qui doivent eux aussi intégrer les cinq étapes d’acceptation du changement. C’est une mise en oeuvre concrète de votre management à 360°, avec vos collaborateurs, vos pairs, vos clients, vos fournisseurs, vos partenaires et votre propre management. Si vous voulez developper votre compétence comportementale en matière d’intelligence émotionnelle , c’est le moment.

Vous devez considérez tous vos interlocuteurs avec la même qualité de dialogue et d’écoute. Ne vous dites pas que votre propre management (direction internationale, actionnaires, etc.) a forcément digéré la situation et est prête à aller de l’avant. Vos supérieurs hiérarchiques n’en sont pas forcément à l’étape 5, celle de l’intégration. Cela peut sembler contre-intuitif, mais avant d’occuper une fonction ou d’exercer une responsabilité, ce sont des êtres humains qui doivent eux aussi intégrer les cinq étapes d’acceptation du changement. C’est une mise en oeuvre concrète de votre management à 360°, avec vos collaborateurs, vos pairs, vos clients, vos fournisseurs, vos partenaires et votre propre management. Si vous voulez developper votre compétence comportementale en matière d’intelligence émotionnelle , c’est le moment.

Vous devez considérez tous vos interlocuteurs avec la même qualité de dialogue et d’écoute. Ne vous dites pas que votre propre management (direction internationale, actionnaires, etc.) a forcément digéré la situation et est prête à aller de l’avant. Vos supérieurs hiérarchiques n’en sont pas forcément à l’étape 5, celle de l’intégration. Cela peut sembler contre-intuitif, mais avant d’occuper une fonction ou d’exercer une responsabilité, ce sont des êtres humains qui doivent eux aussi intégrer les cinq étapes d’acceptation du changement. C’est une mise en oeuvre concrète de votre management à 360°, avec vos collaborateurs, vos pairs, vos clients, vos fournisseurs, vos partenaires et votre propre management. Si vous voulez developper votre compétence comportementale en matière d’intelligence émotionnelle , c’est le moment.

Poser les bases du recovery plan de votre entreprise, c’est considérer chaque jour toutes celles et tous ceux qui contribuent à son succès, avec beaucoup d’attention. Vous renforcez la confiance entre vous, garantie du bon déroulement de votre recovery plan et d’une façon générale de la gestion de votre entreprise.

Photo en haut : © Calle Macarone/Unsplash


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Obtenez de meilleurs résultats dans votre travail avec la présentation des vœux de nouvel an

Ce que vous pensiez être un pensum est en réalité une opportunité de mieux travailler avec vos collègues et vos clients

Pour eux comme pour vous, ces fêtes ont été l’occasion de retrouver les familles et les amis, de prendre un peu de recul par rapport au travail et de réfléchir à ses propres objectifs. Et si les entretiens annuels d’évaluation ont eu lieu quelques semaines plus tôt, chacun revient avec une vision encore plus claire de ce qu’il a à accomplir en 2019.

La présentation des vœux s’accompagne souvent d’un cocktail ou d’un déjeuner. C’est le moment idéal pour porter un intérêt sincère à vos collègues, collaborateurs, supérieurs et clients. Quelle meilleure occasion pour les interroger sur leurs enjeux et problématiques de l’année à venir ! Plus vous connaîtrez leurs objectifs, plus vous les comprendrez, plus vous pourrez anticiper leurs besoins, meilleurs seront vos collaborations et vos résultats en 2019.

Le principe est simple : l’autre doit toujours être au coeur de vos préoccupations.

La même règle s’applique si c’est à vous que revient la charge du discours du prochain pot « galette des rois/ vœux 2019 ». Pour vous assurer d’emporter l’adhésion de votre auditoire : commencez votre intervention en exprimant votre reconnaissance du travail effectué en 2018. Puis abordez immédiatement les thèmes qui préoccupent votre public en 2019. Enfin, concluez par vos vœux. Il n’y a strictement rien d’autre à dire alors remisez votre ego dans votre poche, inutile de parler de vous, de vos exploits passés ou de vos projets futurs. Si vous êtes sincère et authentique, vous serez surpris de la qualité des feedbacks.

Au début des années 2000, les analystes et les journalistes s’étonnaient de la croissance simultanée des activités de loisirs extérieurs (parcs à thèmes, croisières, cinéma, théâtre) et intérieurs (home video, jeux vidéo, internet, télévision) de The Walt Disney Company. Son PDG Michael Eisner livrait une explication simple et pleine de bon sens : les loisirs à domicile ne chasseront jamais les divertissements en groupe car l’Homme possède un instinct grégaire. Se retrouver et partager des moments ensemble est un besoin humain, vital et universel. Mariages, funérailles, baptêmes, anniversaires sont autant de cérémonies qui rythment nos vies.

Les entreprises, elles aussi, comptent sur les cérémonies pour anticiper les nouveaux débuts, délimiter les fins et aider tout le monde à comprendre ou à gérer les changements à venir.

Pour aller plus loin dans votre réflexion, je vous invite à lire cet article de la Harvard Business ReviewWhy Your Company Needs More Ceremonies, où Patti Sanchez décrit les bénéfices des événements et des rituels en entreprise.


Illustration de Jonathan Valiente © Duarte

Parce qu’on ne réussit jamais seul, je tiens à vous remercier très chaleureusement pour votre confiance en 2018.

Que 2019 soit pour vous synonyme de progrès, de succès professionnels et que vous soyez comblé dans votre vie personnelle. Je vous adresse mes meilleurs vœux de bonheur et de bonne santé ! ✨

Photo en haut : Illustration de Jonathan Valiente © Duarte


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